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  • Rubrique Le coin jardin

    Rubrique Le coin jardin

    Les fleurs d’automne pour prolonger la belle saison

    L’automne n’annonce pas la fin des floraisons. Bien au contraire, il offre une palette chaleureuse qui illumine nos jardins, balcons et lieux de mémoire. Les fleurs d’automne permettent non seulement de prolonger l’été, mais aussi d’apporter une touche de réconfort lorsque les jours raccourcissent. Parmi elles, le chrysanthème reste la star incontestée. Sa silhouette en boule, travaillée avec minutie par les horticulteurs, explose de couleurs vives. On en trouve désormais de toutes les couleurs et surtout de toutes les tailles à moindre prix. Mais il n’est pas seul: asters, sedums, colchiques ou encore cyclamens enrichissent les compositions de saison. Certaines variétés sont résistantes au gel et reviennent fidèlement d’année en année, offrant ainsi une solution durable pour les jardiniers qui cherchent à allier beauté et économie d’effort.

    Propice au recueillement

    L’automne est aussi une période propice au recueillement. Dans les cimetières, ces fleurs trouvent naturellement leur place. Les chrysanthèmes, mais aussi les bruyères ou les pensées, sont appréciés pour leur résistance et leur faible besoin d’entretien. Placés en pots ou en bacs bien drainés, ils traversent parfois sans peine les premières rigueurs de l’hiver. Pour les personnes qui ne peuvent pas assurer un suivi régulier, ces espèces robustes sont idéales. Dernière chose, sachez que certains chrysanthèmes sont vivaces dans les jardins de basse altitude. Faites un test en les laissant dans les pots ou en pleine terre et attendez le retour des beaux jours. S’ils redémarrent, on les taille deux fois: une en juin et une en août pour favoriser plus de floraison. On n’oubliera pas non plus de mettre un peu d’anti-limace, car elles en sont friandes. Les fleurs d’automne sont donc bien plus qu’un ornement passager. Elles incarnent une transition douce entre la lumière estivale et la sérénité hivernale, prouvant que le jardin n’est jamais en sommeil: il se transforme. ■

    CHRISTOPHE NANÇOZ @CNANCOZ

    EN 3 MOTS

    DICTONS DE SAISON
    – En octobre, tonnerre, vendange prospère
    – Froid d’octobre tue les chenilles
    – À la Saint-Quentin, la chaleur a sa fin

    LE POINT LUNAIRE
    Le 5 novembre prochain, nous serons jour de pleine lune. Actuellement en jour fleurs, on récolte les derniers fruits mûrs du potager et on peut semer des pois de senteur pour l’année prochaine.

    À VOIR
    Vous souhaitez en savoir plus sur les fleurs d’automne ? Direction l’émission «Tenue de Jardin» diffusée sur Canal 9, qui vous propose des conseils avisés sur les fleurs d’automne, vivaces, arbustes, bulbeuses ou annuelles.

  • Vullierens, 3 parutions pour l’illustrateur Denis Kormann

    Vullierens, 3 parutions pour l’illustrateur Denis Kormann

    Sa «Légende du Colibri» a déjà enchanté 250’000 lecteurs !

    L’album jeunesse écrit et illustré par Denis Kormann, «La légende du Colibri» n’en finit pas de séduire. Ecoulé à plus de 130’000 exemplaires depuis sa publication en 2013, ce conte écologique inspiré d’une histoire amérindienne est entré dans la cour des tirages majeurs de l’éditeur Actes Sud. Pour preuve la troisième édition de l’ouvrage, qui vient de paraître dans un nouveau format de type album, avec un dos toilé et un bandeau sur lequel on peut lire: «Ce conte, devenu un classique invite chacun à agir pour la planète. Déjà 250’000 lecteurs!»

    Transmettre un message

    De quoi réjouir l’illustrateur, auteur et enseignant installé à Vullierens depuis cinq ans. «J’avais fait ce livre il y a douze ans pour transmettre le message de force et de courage de l’agro écologiste Pierre Rabhi à mon fils. C’est une grande fierté de voir que ce message continue à être diffusé à un large public.»

    Les raisons de ce succès sont multiples, selon le graphiste de formation. D’une part, le livre a bénéficié du large réseau du Mouvement Colibris, fondé en 2007 par Pierre Rabhi et Cyril Dion et qui vise à promouvoir une société écologique et solidaire. Il aussi reçu un coup de pouce de la chanteuse Zaz, qui a prêté sa voix sur le CD qui accompagnait la première édition.

    Très lu dans les écoles

    «Il y a aussi eu un effet boule de neige dans les écoles après la sortie du livre en format Poche en 2016, des enseignants l’ont acheté pour leurs classes et ont produit du matériel pédagogique disponibles sur internet.» N’oublions pas non plus les qualités artistiques intrinsèques de l’album, ses dessin joyeux et colorés faits à la main et son texte limpide qui place le plus petit animal de la forêt en capacité de «faire sa part» face à l’incendie qui la ravage.

    Cet automne, Denis Kormann signe aussi les illustrations de deux autres livres: «Concerto pour huit pattes et fil de soie», raconte les aventures d’une araignée découvrant la musique après avoir rencontré deux araignées à cinq pattes dansant sur un parquet noir et blanc. Paru aux Editions Jobé – Truffer, l’album est issue d’une commande pour les 10 ans de l’Ensemble Diachronie qui, en 2018, avait créé un spectacle musical sur la base d’un texte de Jacques Doutaz.

    L’escalade de Genève en 1602

    Colibri, araignée… on peut croire que l’auteur n’aime rien tant que les histoires de petites bêtes. «Je les aime bien, mais il suffit qu’un livre marche pour qu’on vous colle une étiquette. Or, l’enjeu est de ne pas se laisser enfermer.» Preuve en est avec l’album «L’Escalade de Genève en 1602» (éd. Auzou) qui narre le courage et la détermination des habitants de la Cité de Calvin, face aux assauts des Savoyards.

    Un travail «plus directif et précis» qui s’inscrit dans le sillage d’un livre précédent sur le sujet, dont l’auteur a dû respecter le déploiement narratif. «Ce fut néanmoins un grand plaisir de dessiner, de chercher des perspectives nouvelles et de créer des scènes de lutte.» Avec en sus un défi de coloriste à relever, «puisque cette nuit de décembre 1602 était sans lune»… ■

    MAXIME MAILLARD

  • Cossonay, Tennis Club

    Cossonay, Tennis Club

    C’était la 36e édition de la Coupe Franca

    Le week-end des 4 et 5 octobre, la halle du Tennis Club de Cossonay était réservée aux dames. Cette année, onze équipes de différents clubs de la région, mais également de Genève, ont participé à ce tournoi de doubles dames licenciées R5 à R9. Selon la formule du tournoi Consolante, chaque équipe ainsi pu prendrai par à au moins deux matchs.

    Résultats

    Tournoi «principal»
    L. Horné / O. Dupperet (TC Préverenges) ont battu en finale D. Widmer / H. Van Mesdag (TC Cossonay) en trois sets: 3/6 – 6/4 – 10/8 au jeu décisif à 10 points.

    Tournoi «Consolante»
    E. Volodini / M. Morand (Green Club) ont gagné face à C. Matter /M. Vlahos (TC Lavaux) en 3 sets: 3/6 – 6/0 – 10/8 au jeu décisif à 10 points.

    A l’issue de la compétition, les organisateurs tenaient à remercier chaleureusement les nombreux sponsors qui ont permis de récompenser les joueuses et de faire de ce tournoi une belle fête sportive et amicale. ■

    COMMUNIQUÉ

  • Cossonay, élections communales 2026

    Cossonay, élections communales 2026

    Issue des Vert.e.s, Emmanuelle Germanier est candidate à la Municipalité de Cossonay

    Dans un communiqué, le mouvement Ensemble pour l’ouverture – rassemblant le Parti Socialiste, les Vert(e)s et les Indépendant(e)s de gauche –, annonce qu’il présente Emmanuelle Germanier comme candidate à la Municipalité lors des élections communales de 2026.

    Conseillère et formatrice en environnement, Emmanuelle Germanier est reconnue pour son engagement professionnel et politique sur les questions environnementales et sociales. Pour sa commune de Cossonay, elle a notamment proposé et mis en œuvre les projets «Vulpi» consacré à la durabilité.

    Siégeant au Conseil communal depuis décembre 2024, elle est membre des Vert(e)s vaudois(es) et membre du comité d’Ensemble pour l’ouverture. Installée depuis 30 ans à Cossonay où elle a vu grandir ses deux fils aujourd’hui adultes, elle met en avant «une approche du développement durable, pragmatique et profondément humaine», selon ses termes: «Je crois à une politique locale du concret, du respect et du lien. À Cossonay, nous avons tout pour conjuguer qualité de vie, dynamisme et durabilité. Les défis de notre époque sont à la fois climatiques et sociaux, avec toujours des conséquences économiques. Ils se jouent aussi à l’échelle des communes qui doivent s’adapter. Je souhaite contribuer à ce mouvement d’ouverture en plaçant l’écologie et la solidarité au cœur d’une municipalité collégiale.»

    Alors que la syndique Valérie Induni «termine vingt ans d’un engagement salué par toutes et tous, Ensemble pour l’ouverture lui rend hommage et la remercie pour son travail, ainsi que pour la défense des valeurs de gauche durant ces vingt années à la Municipalité» déclare le président du mouvement, Pascal Duvoisin.
    Précisons que la candidature d’Emmanuelle Germanier a été validée lors de l’assemblée générale du 13 février 2025. Quant à la liste complète des candidat(e)s pour le Conseil communal, elle sera présentée à l’issue de l’assemblée générale du 27 novembre prochain. Ajoutons encore que le mouvement Ensemble pour l’ouverture donne rendez-vous à la population mercredi prochain 5 novembre à 19h au réfectoire de la Coss’Arena pour une soirée citoyenne placée sous le signe de la convivialité. «Ce sera l’occasion de rencontrer notre candidate et d’échanger autour d’un apéritif offert», conclut M. Duvoisin. ■

    Pascal Pellegrino

  • Chevilly, concours de tambours du 15 au 17 janvier 2026

    Chevilly, concours de tambours du 15 au 17 janvier 2026

    On recherche des bénévoles!

    Du 14 au 17 janvier 2026 (dans 75 jours donc) le village de Chevilly accueillera le traditionnel concours de tambours, réunissant les sociétés issues principalement du Pied du Jura et du Nord Vaudois. Alors que la vie de la Jeunesse de Chevilly avait été mise en veilleuse après le Trophée de la Venoge de 1985, elle a «ressuscité» en 2018. Et depuis là, cette société est très dynamique, comptant maintenant des membres très actifs et actives!

    Les Sissi’s et Les Sales Gosses

    Ce sont donc 19 jeunes motivé(e)s qui organisent cette prochaine fête, dont le programme est riche et varié. Parmi les moments forts, relevons le spectacle des Sissi’s qui précédera le loto en soirée du mercredi 14 janvier. Le jeudi 15 ce sera une soirée Meurtres et Mystères. Alors que vendredi 16 Les Sales Gosses se produiront en concert dès 22h sous cantine!

    « On a grand besoin de volontaires ! » Mais bien sûr, la journée phare du concours de tambours proprement dit sera le samedi 17 janvier, animée par la Guggenmusik Las Tortugas. Un grand cortège défilera dans les rues du village dès 10h30 et le public appréciera les costumes et morceaux joués par les participant(e)s, dont des sympathiques groupes d’ancien(ne)s! Le concours sur scène débutera à 14h15 déjà, le programme ayant été modifié afin de finir avant la fin de la nuit, comme cela fut parfois le cas dans les récentes éditions! Cette manifestation a été présentée sur un stand durant la dernière Expo de Coss. Selon Maxime Raemy, président du comité d’organisation, les constructions vont bon train et les décors sont bien avancés. En revanche, le souci reste toujours et encore d’avoir suffisamment d’aide bénévole pour couvrir toutes les tâches: parking, cuisine, service aux buvettes, bars et cantine, nettoyages et autres qui nécessitent beaucoup de monde, avec 462 tranches horaires à couvrir. Chaque personne volontaire sera bienvenue et les tranches de bénévolat sont désormais ouvertes sur le site internet suivant: www.concours-tambours-chevilly-2026.ch ! ■

    Pierre-Alain Pingoud – Photo PEMimages

  • Expo de Coss, voilà c’est fini

    Expo de Coss, voilà c’est fini

    Dimanche 19 octobre à 19h, dans les couloirs de l’Expo de Coss, est diffusée la chanson de Jean-Louis Aubert: « Voilà, c’est fini ». Un refrain doux-amer qui correspond bien à l’ambiance du moment, entre soulagement que ce comptoir se termine (car c’est quand même un gros investissement en énergie (et pas qu’en énergie d’ailleurs) pour les exposant(e)s, mais surtout une nostalgie que ce soit déjà la fin, car cette ambiance chaleureuse, ces rencontres avec les vi-siteurs, ces échanges amicaux, ces moments de partage, tout ça n’appartient qu’à ces neuf jours d’évènement sous les cantines du Pré-aux-Moines. Rendez-vous donc du 10 au 18 octobre 2026 pour la 62e Expo de Coss ! Mais avant cela, vendredi 31 octobre dans ce journal, sera publiée la Balade sur les stands de l’Expo 2025 !

  • Boussens, L’Oktoberfest du Gros-de-Vaud

    Boussens, L’Oktoberfest du Gros-de-Vaud

    Quatre anciens de la Jeunesse de Boussens se sont associés pour concocter une véritable Fête de la Bière, comme à Stuttgart ou à Munich, mais dans la grande salle de leur village. Les 200 inscrit(e)s ont été transpor-té(e)s par l’authenticité et le souci du détail de cette reprise réussie.

    Pour sa première édition le samedi 18 octobre, l’Oktoberfête de Boussens a marqué les esprits, tant par son ambiance que par le soin qui a été apporté aux détails. Kevin Zutter, du comité d’organisation, se souvient comment tout a commencé: «Beaucoup de gens hésitent à aller à Stuttgart pour vivre la Fête de la Bière, parce que bon, c’est un peu loin… Alors on a eu envie d’amener la Fête de la Bière ici, à Boussens».

    Issus de l’amicale des anciens de la Jeunesse, les quatre instigateurs savent bien ce qu’organiser une fête populaire veut dire. Le principal défi pour eux était de parvenir à un résultat à la hauteur des attentes. «Cette année, il y a beaucoup de fêtes de la bière à gauche à droite: nous, on veut vraiment se différencier en recréant l’ambiance authentique avec les tissus au plafond, de la bière allemande dans des chopes et de la musique alémanique. On mise sur cette première édition pour se faire connaître, avoir de belles images et une réputation en vue des suivantes: on veut que les gens viennent chez nous en se disant que c’est comme s’ils allaient à Stuttgart, à notre échelle bien entendu, et créer un rendez-vous annuel à long terme».

    Les festivités ont commencé le vendredi soir, avec un afterwork qui a attiré plus de monde qu’attendu. «De bons imprévus», comme aime à les qualifier Kevin Zutter. Quant à la musique, élément capital pour un samedi soir réussi, trouver les artistes adéquats à cette période de l’année aurait pu être un sacré défi, mais les réseaux sociaux ont changé la donne: «C’était compliqué de trouver un DJ qui fasse ce style schlager et qui ne soit pas hors de prix. Mais en cliquant sur Instagram, en passant d’un profil à l’autre, j’ai fini par dénicher le profil de DJ Lio, qui s’est demandé comment on avait fait pour tomber sur lui! Tout s’est réglé avec des messages sur Instagram; basé sur la confiance, rien de conventionnel. Idem pour le groupe Rampenhirsche». En adoptant les horaires munichois (de 17h à minuit), les organisateurs n’ont pas seulement respecté la tradition allemande: ils se sont aussi assuré la bienveillance du voisinage, qui voit la durée des éventuelles nuisances sonores réduite. De quoi assurer la pérennité de cette manifestation dont la première édition restera dans les mémoires comme une franche réussite. ■

    LORIC ROBERTI

  • Cossonay, toutes et tous à l’Expo !

    Cossonay, toutes et tous à l’Expo !

    Inaugurée vendredi passé, la 61e édition de l’Expo de Coss confirme son incontournabilité, non plutôt son incontournampleur, ou alors son incontournattractivité! Mais nul besoin de trouver un néologisme pour expliquer son succès: il n’y a qu’à se rendre sur les lieux pour s’apercevoir que ce comptoir régional attire toujours la foule.

    Vendredi donc, c’était l’inauguration, emmenée par l’excellente Harmonie du Bourg de Cossonay. Après le couper de ruban et la visite des lieux, l’ensemble des invité(e)s ont rejoint CossArena pour un banquet parrainé cette année par Pierre-Alain et Nelly Porchet de l’Hôtel Restaurant La Croix Blanche à La Sarraz. Pour la partie officielle, se sont succédé à la tribune le président de l’Expo de Coss Sébastien Pi-doux, Miriam Wolf, présidente de la Fédération suisse des professionnels de l’événementiel (invitée d’honneur de l’Expo cette année), la syndique de Cossonay Valérie Induni et Raoul Cruchon, prévot du Petit Conseil de la Confrérie du Guillon. Ce dernier a d’ailleurs embarqué le public avec sa déclaration d’amour au vin «symbole de notre civilisation, l’autre nourriture qui, avec le pain est le symbole du partage». Il a fait l’éloge de l’Expo de Coss, dont «la convivialité est proportionnelle au partage des milliers de verres de vin trinqués sur les stands et à la cantine; autant d’occasion de se dire «santé!». C’est bien simple, si l’Expo de Coss devait durer une année, il faudrait replanter de la vigne!»

    TEXTE & PHOTOS PASCAL PELLEGRINO
    www.expodecoss.ch

  • Cottens, Un demi-siècle de vendanges au battoir

    Cottens, Un demi-siècle de vendanges au battoir

    Histoire de famille au Domaine des Cruchon

    Fondée par Henri Cruchon, l’entreprise viti-vinicole a fêté cet automne ses cinquantièmes vendanges pressées au battoir de Cottens! Une belle histoire de famille et une belle réussite économique, qui s’est développée à Echichens et environs pour la production des raisins, puis à Cottens pour le pressage, la vinification et la mise en bouteilles, avant un retour à Echichens pour le remisage du matériel viticole, le stockage des bouteilles et le local de vente au centre du village.

    Trois générations

    En 1954, Henri et Roland Cruchon exploitent ensemble le domaine de La Cave du Signal. Ils achètent le battoir de Cottens en 1966 pour en faire un dépôt. En 1975, ils décident d’une séparation avec la création de deux entreprises indépendantes. Henri reprend le bâtiment de Cottens et change son affectation. Le rez du battoir, semi-enterré, est aménagé en cave et des pressoirs sont installés à côté. Une unité d’embouteillage avec stockage provisoire prend place à l’étage.

    À ce moment de l’histoire, Raoul a 16 ans. D’abord caviste, il se formera pour devenir l’œnologue maison. Son aîné, Michel, qui chapeautera l’exploitation des vignes, est en apprentissage de vigneron. Henri et ses fils créeront une société à trois. En 2011, elle sera transférée aux deux fils. Mais les années passent et en 2023, la société est cédée à la nouvelle génération représentée par Catherine, œnologue et fille de Raoul, Yaëlle, formée à l’administratif et Laura, vigneronne, toutes deux filles de Michel. Ces trois personnes sympathiques sont les nouvelles figures du Domaine Henri Cruchon. Inutile de préciser qu’elles font le bonheur et la fierté de leur grand-papa. Et la vente dans tout ça? «C’est une activité très importante dans laquelle chaque membre de la famille est impliqué», répond Raoul.

    Jusqu’en 1982, le site du battoir n’a pas subi de modifications. Mais suite à la pléthorique récolte de ce millésime, il est décidé de construire une annexe côté lac. Cela a permis d’agrandir la cave et la zone de stockage. Plus tard, une nouvelle annexe sera construite côté Jura pour y aménager, au rez, un chai à barrique pour les blancs et, à l’étage, un chai pour les rouges. La surface encavée passe alors de 10 à 40 ha avant de redescendre à 30 ha, depuis que l’ensemble des raisins pressés est issu de cultures en biodynamie. Cette méthode introduite en 2000 est devenue la règle à Cottens. L’innovation et la recherche de qualité ont motivé les trois générations, à l’image de Catherine qui œuvre à la mise en place d’une solution écologique de réutilisation des bouteilles.

    De 4 à 22 cépages!

    À ses débuts, le domaine Henri Cruchon cultivait deux cépages blancs et deux noirs, contre 22 cépages différents aujourd’hui (neuf blancs et treize rouges), permettant d’élaborer 35 vins dont un en méthode dite traditionnelle!

    Le 24 mai 2022 l’incendie du battoir a été un événement traumatisant pour la famille. La vendange qui a suivi a été pressée sous les bâches de l’échafaudage protégeant la cave qui, elle, avait survécu. Si la famille est soudée, elle l’est aussi avec ses collaborateurs de longue date, comme Oscar Gros, chef du pressoir durant 48 années, et les nombreux travailleurs originaires du Portugal, de Pologne ou d’ailleurs, qui reviennent chaque année pour l’effeuillage ou les vendanges.

    Aujourd’hui, lauréats de plusieurs distinctions, certains vins du domaine sont exportés jusqu’aux USA et au Japon. Et face à la crise actuelle de la baisse des ventes des vins suisses, Raoul se veut optimiste: «On trouvera des solutions». L’une d’elles consiste, si l’on est amateur, à consommer local! ■

    ARNOLD GRANDJEAN